La belle espérance
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La Belle Espérance – Le mot de la scénariste Chantal Van Den Heuvel

Paru le 22.09.2022
L'actu BD

Avec La Belle Espérance, découvrez une saga en BD pleine de passion qui se fond dans la grande histoire, celle du Front Populaire, ses victoires, ses défaites, et l’immense espoir qu’il a suscité.

Été 1934. Roger a 16 ans. Il est pauvre, orphelin d’un marin pêcheur. Mais tous les rêves lui sont permis car il est brillant ! Sa mère, Irma, qui gagne sa vie en ramassant des vers sur la plage, économise sou par sou pour payer ses études. Le jour où Irma meurt, les rêves de Roger explosent en plein vol. Son avenir, à présent, c’est l’usine à Paris.

La chaîne, la misère, les cadences infernales. Mais entre-temps, le jeune homme a fait une rencontre, celle d’Aristide Lecoeur, le misanthrope libertaire qui va lui donner le goût d’une pensée libre dont il ne se départira plus.

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Roger a une amoureuse, Louison. La jolie Louison sait que ce n’est pas la fatalité qui l’a expédié à l’usine mais qu’il a été victime d’une trahison familiale. Seulement, pour éviter un drame, elle est obligée de se taire. Louison a des rêves plein la tête, elle aussi : elle veut être vedette !

Elle est persuadée qu’une carrière au cinéma l’attend à Paris, où elle va retrouver Roger. Avant de s’enfuir pour le rejoindre, son chemin croise celui de Sarah Bernstein, la sœur d’un grand couturier qui tombe amoureuse d’elle...

La belle espérance

Tout comme Roger, désespérant d’échapper à la chaîne, Louison est rattrapée par la réalité. Elle ne sera pas actrice de cinéma mais petite main dans la maison de couture Bernstein. Du désenchantement à l’espoir, le destin des deux amoureux va être emporté dans la grande aventure du Front populaire qui est en train de naître en cette année 1934.

 

La belle espérance

Sur fond de montée en puissance des fascismes, la figure emblématique de Léon Blum, qu’aucune menace ne fera dévier de son idéal socialiste, traverse tout le récit. En écrivant Le temps des fruits verts, j’ai aimé faire s’entrecroiser des destins individuels avec la marche du monde, donner chair à la grande histoire en l’ancrant dans la vie des gens ordinaires.

Il n’est pas toujours facile de faire coïncider deux imaginaires, celui de l’écrit et celui de l’image. Merci à Anne Teuf dont le dessin subtil et élégant a permis cette belle adéquation !

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