Incarner par les pouvoirs de la peinture la grâce absolue et fixer sa beauté pour l’éternité, tel est le défi que se lance chacun des peintres de ce récit.
Venise 1510. Giorgione est sur le point de mourir de la peste. Il jette ce qui lui reste de force dans un ultime tableau, hommage à sa première émotion picturale. Le récit plonge dans les méandres du passé de Venise, à la poursuite de cette référence disparue. Débute une quête passionnante et rythmée, ponctuée de sublimes reproductions picturales et de rencontres étonnantes avec les grands peintres de la Renaissance vénitienne.

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

Jean Dytar décide dès son plus jeune âge qu'il veut faire de la BD. Il entre à la faculté d'Arts Plastiques de Saint-Étienne et, grâce à un échange Erasmus à Liège, suit des cours du soir de bande dessinée. La Vision de Bacchus est son second projet édité. Le premier, Le Sourire des marionnettes, également aux Éditions Delcourt dans la collection Mirages, transposait au cour de la Perse du XIe siècle une réflexion intelligente et universelle sur le déterminisme religieux et la liberté humaine. Ici, il explore donc un tout autre univers en s'intéressant aux peintres de la Renaissance vénitienne. Point commun de ces deux ouvrages : un travail d'orfèvre où rien n'est laissé au hasard. Chaque mot, chaque choix graphique accompagne et sert l'histoire pour nous plonger dans un univers à la fois cohérent et dépaysant. Fort d'une vaste connaissance des arts plastiques, il adapte son style en fonction du sujet qu'il aborde et nous livre de sublimes romans graphiques où se mêlent réflexions et émotions. En parallèle, Jean Dytar continue d'enseigner à Lyon. Il tient également un site dans lequel il revient en détail sur son travail d'auteur et sur ses deux premières ouvres : www.jeandytar.com


« Un très bel album touché par la grâce orientale. » Bdgest.com
« Une bien belle réflexion sur l’homme et ses contradictions. » Planète BD
« Le Sourire des marionnettes est un coup de maître. » Du9

Jean Dytar explique...

« On ne contemple pas une case de bande dessinée, on la lit. Elle nous entraîne vers la suivante et c’est ainsi que, de case en case, la séquence d’images nous raconte une histoire. À cause de cela, une case de bande dessinée doit avoir une forme d’incomplétude qui ne la rend jamais tout à fait suffisante en tant qu’image. En revanche, on contemple un tableau. Il doit capter notre regard, nous entraîner en lui. C’est une image, et c’est aussi une matérialité, qui doit faire en sorte qu’on ne l’épuise pas du regard. Ce qui est incomplet n’est pas l’image, mais notre capacité à en faire le tour, comme nous serions incapables d’atteindre le mystère d’un être vivant qui se dresserait face à nous silencieusement.
Voilà pourquoi la question essentielle de la peinture, selon moi, est cette notion de présence. Une présence énigmatique. Et si la peinture de la Renaissance italienne se fonde sur l’idée qu’elle est une “fenêtre ouverte sur l’historia”, je crois pour ma part que l’historia que l’on contemple à travers une fenêtre n’est pas, au fond, le vrai problème du peintre mais plutôt celui… de l’auteur de bande dessinée ! »

Chacun des bonus qui va suivre permet de mettre en lumière cette tension entre bande dessinée et peinture…
L’occasion d’un voyage au cœur de l’œuvre.

Planches commentées

- L'Atelier de Bellini

- La Colère d’Antonello

- Le Départ d’Antonello
Scènes coupées

- Rivalité entre sculpture et peinture

- Réflexion autour d’une composition
Clins d’œil picturaux

- Les Époux Arnolfini de Jan Van Eyck

- La Flagellation du Christ de Piero Della Francesca

- La Vierge à l’Enfant d’Andrea Mantegna

- Vénus d’Urbino de Titien
Commentaires techniques et historiques

- Reconstitution d’un tableau fragmentaire

- Vue de Venise

- La camera obscura

- La peinture à l’huile



Les sources de l’auteur

Poursuivez le voyage sur le site de Jean Dytar : www.jeandytar.com