COLLECTIF, revue Europe n° 9, numéro consacré au Comte de Gobineau, 15 février 1923.
C’est en se gardant de tout anachronisme qu’on aimerait proposer une lecture du numéro que la revue Europe, qui se réclame du patronage spirituel de Romain Rolland, consacre dès les premiers mois de son existence à Arthur de Gobineau1. En ce début des années vingt, les théories de l’auteur de l’Essai sur l’inégalité des races humaines ne sont pas encore débattues à la lueur de l’avènement du nazisme, comme elles le seront une décennie plus tard. Toute l’œuvre de romancier et d’orientaliste de Gobineau, sortie de l’oubli au début du siècle, commence à renaître : Les Pléiades et Souvenirs de voyage sont réédités en 1921, Trois ans en Asie en 1922, grâce à Clément Serpeille de Gobineau, petit-fils de l’écrivain. Les études de Jean Gaulmier2, Jean Boissel3, Janine Buenzod4, en éclairant l’œuvre et le contexte dans lequel elle a été écrite, s’efforcent de faire justice des préjugés faisant de celui-ci un ancêtre du racisme hitlérien5. Je ne reviendrai pas sur le fait que les premiers admirateurs de Gobineau, qui ont voulu lutter contre l’oubli où était tombée son œuvre – le wagnérien Ludwig Schemann, fondateur en 1894 de la « Gobineau-Vereinigung » en Allemagne, Clément Serpeille de Gobineau en France au lendemain de la guerre de 1914 – ont contribué, en raison de leur propre évolution idéologique, à entretenir les erreurs d’interprétation sur ses théories des races humaines. J’aimerais m’interroger moins sur l’œuvre que sur la réception de Gobineau, quarante ans après sa mort, au moment où paraît l’ensemble que lui consacre Europe.
Riche ensemble de contributions, le numéro d’octobre 1923 a été, selon Jean Boissel, éditeur des œuvres de Gobineau dans La Pléiade, une étape importante du mouvement de renaissance de Gobineau6. Il réunit les signatures de Paul Colin, Clément Serpeille de Gobineau, Élie Faure, Georges Vacher de Lapouge, Romain Rolland, Kasimir Edschmid, Jacques de Lacretelle, Charles Vildrac, Jean-Richard Bloch, Vladimir Minorsky. La présence de Georges Vacher de Lapouge, théoricien de l’eugénisme français, qui nous semble étrange aujourd’hui, prouve simplement l’extrême complexité de la référence à Gobineau en ce début des années vingt, référence d’autant plus complexe que celle-ci se nourrit principalement d’admiration pour l’œuvre d’écrivain et d’orientaliste de Gobineau. Romain Rolland, qui s’est peu exprimé sur les théories de l’Essai, ne cachait pas son admiration pour l’écrivain des Nouvelles asiatiques (rééditées en 1913), des Pléiades qu’il mettait au-dessus de Stendhal et était grand lecteur de la correspondance avec Tocqueville (éditée en 1909).
On ignore à qui revient la paternité de l’idée du numéro, mais on sait que c’est Paul Colin, un des deux secrétaires de rédaction avec René Arcos, qui l’a mis sur pied7. Son rôle est attesté par les correspondances, conservées à la Bibliothèque nationale, qui permettent de lire les lettres qu’il adressa à Jean-Richard Bloch, à Clément Serpeille de Gobineau, à Romain Rolland – on apprend ainsi qu’il rend visite à ce dernier en Suisse, en juillet 1923. Jean-Richard Bloch va prendre sa part dans la préparation du numéro ; il écrit à Georges Vacher de Lapouge, ancien bibliothécaire de l’Université de Poitiers, avec lequel il était entré en contact, en 1910. On ne sait qui s’est chargé de contacter Élie Faure ; mais celui-ci, ami de Jean-Richard Bloch avec lequel il correspond depuis 1920, est un proche de la revue dont il appuie les initiatives pacifistes et à laquelle il collabore jusqu’à sa mort en 1937.
Bien que cité dans les bibliographies, le numéro d’Europe d’octobre 1923 n’a jamais été analysé dans son ensemble, ni replacé dans le milieu intellectuel qui l’a vu naître. Pierre-Louis Rey a présenté une passionnante analyse du texte d’Élie Faure ; Pierre-André Taguieff qui s’intéresse depuis longtemps à l’évolution des théories de la race, a étudié dans ses travaux sur l’école « racialiste » française, les théories de Georges Vacher de Lapouge, et notamment sa participation au numéro de 19238. J’essayerai de proposer quelques clés de lecture de ce numéro.
On pourrait d’abord y voir une réaction contre le nationalisme français en art et en politique car le mouvement de renaissance de l’œuvre de Gobineau, parti d’Allemagne9, est mal vu de la droite nationaliste française. L’Action française réprouve les critiques contre la France, l’admiration pour l’Allemagne – admiration qui est dans la lignée du romantisme, comme le rappelle Jean Gaulmier – et fait de l’œuvre une des sources du pangermanisme10. D’ailleurs Paul Colin dit explicitement, dans son texte d’ouverture, qu’il s’agit de dégager Gobineau de son annexion « par les impérialistes français et les pangermanistes ».
Serait-ce trop dire que l’ensemble peut être lu comme une manifestation de rapprochement franco-allemand ? Une telle intention n’est pas explicitée, mais la personnalité des collaborateurs, Romain Rolland, Jean-Richard Bloch, Charles Vildrac, Paul Colin, tous connus pour être des partisans résolus de la réconciliation franco-allemande, peut y incliner. Rappelons que Jean-Richard Bloch sera membre, comme Elie Faure et Charles Vildrac, du Comité de direction pour le 50e anniversaire de la mort de Gobineau, prévu en 1932, Comité auquel le chef du gouvernement, le radical Edouard Herriot, apportera sa caution officielle, prévoyant d’en faire une manifestation de rapprochement franco-allemand11.
Relevons que le seul écrivain allemand à collaborer au numéro, Kasimir Edschmid, probablement contacté par Colin (qui est le traducteur de son texte), prend soin, dans son article consacré à La Renaissance, de dénoncer l’utilisation politique des théories raciales de Gobineau en Allemagne12.
Le « Numéro consacré au Comte de Gobineau » s’ouvre par des extraits, publiés pour la première fois dans une revue française, de « Ce qui est arrivé à la France en 1870 », texte écrit par Gobineau à chaud au cours des semaines qui ont suivi la défaite de la France, sévère analyse des causes de cette défaite13. Ces extraits dont Paul Colin souligne la lucidité, ont-ils été choisis par lui ? En tout cas, la revue Europe en a déjà publié d’autres fragments, quelques mois auparavant, dès son premier numéro de février 1923, en particulier des pages sur la « vanité nationale », trait caractéristique, selon Gobineau, de l’histoire française depuis le XVIIe siècle14.
La vision qu’a Gobineau de l’évolution de l’humanité, empreinte de pessimisme historique, pourrait avoir exercé sur des écrivains qui se réclament plus ou moins d’une idéologie révolutionnaire, une séduction qui ne va pas, on s’en doute, sans une certaine ambiguïté.
Paul Colin, dans l’article qui fait office d’introduction générale, décrit Gobineau comme un « explorateur », qui n’hésite pas « à recréer la science à coup d’intuitions »15, un agitateur d’idées, comme Georges Sorel16, et le voit comme « un précurseur et un révolutionnaire »17. La position de Colin devant les théories de l’Essai sur l’inégalité des races humaines qu’il qualifie d’« oracles » et de « paradoxes » est d’ailleurs quelque peu confuse. Enfin, il crédite Gobineau d’être un précurseur de Nietzsche.
Il est instructif de comparer l’article de Clément Serpeille de Gobineau, paru en 1923 dans Europe d’où l’antisémitisme est absent, avec l’article qu’il donne au numéro de La Nouvelle Revue française de février 1934, consacré à Gobineau, numéro dont il a été l’artisan18. Dans cet ensemble de 1934 très ouvert – on trouve les signatures d’Alain, Cocteau, Jean Prévost, Thibaudet et un nouvel article d’Élie Faure –, Serpeille en vient même à justifier l’antisémitisme hitlérien, antisémitisme dont on rappelle que la pensée de Gobineau est exempte19. On a là sur le vif un exemple de la dérive que Clément Serpeille a fait subir aux théories de Gobineau, sous l’influence du contexte politique des années trente.
On est surpris aujourd’hui de voir coexister dans ce numéro, un texte de Georges Vacher de Lapouge, un des pères du racisme français, du racialisme français comme le dit Pierre-André Taguieff, adepte d’un darwinisme social, qui se considérait comme le fondateur de l’école française d’anthropologie sociale, avec l’historien d’art et essayiste Élie Faure, preuve que la croyance en la notion de race est générale au début des années vingt. Si l’auteur de l’Histoire de l’Art20 se montre sensible à la vision dramatique qu’a Gobineau de l’histoire de l’humanité, au côté précurseur de sa pensée par rapport à Nietzsche par exemple, il n’en souligne pas moins les contradictions et les faiblesses de ses théories. Comme le remarque Pierre-Louis Rey, Élie Faure accepte sans réserves la théorie de l’existence de trois races spécifiques, mais cette spécificité ne suppose pas hiérarchie21. Ajoutons que le texte d’Élie Faure se termine par un éloge du « métissage » que Gobineau tenait pour néfaste. Il est significatif que deux des plus notables collaborateurs de ce numéro, incarnant à leur façon la ligne morale d’Europe, Romain Rolland et Jean-Richard Bloch, aient choisi de passer sous silence les théories raciales de Gobineau : Romain Rolland aborde la pensée politique de Gobineau sous l’angle de ses relations avec Tocqueville, Jean-Richard Bloch ne traite que de l’écrivain22.
L’admiration pour l’art de l’écrivain est à la source de bien d’autres contributions, notamment de celle de Jean-Richard Bloch. En une longue étude, il s’adonne à une description comparée des lieux parcourus en Perse par Gobineau et Loti, évoqués respectivement dans Trois ans en Asie et Vers Ispahan, mettant en parallèle leurs qualités d’évocation poétique, leur regard d’amoureux de l’Orient23. C’est d’ailleurs cet article qui a retenu l’attention de Pierre-Louis Rey, qui le cite à plusieurs reprises dans son ouvrage, L’univers romanesque de Gobineau24. Cependant j’aimerais mentionner le texte de Jacques de Lacretelle sur Les Pléiades25, ne serait-ce que parce qu’il évoque, de façon prémonitoire, l’influence de Gobineau sur la jeune génération littéraire, celle qui cherche à reculer les bornes du roman ; et il cite Mac Orlan, Salmon, Max Jacob, Aragon.
La dernière clé proposée serait de replacer la redécouverte de Gobineau en ce début des années vingt dans le mouvement des appels à l’Orient. Dans le prélude à La Nuit kurde, daté de 1920, Jean-Richard Bloch rappelle les résonances qu’éveillèrent en lui la lecture de L’Illustre magicien, « ce conte exalte un des instincts les plus profonds de l’humanité, encore qu’un des plus étrangers à l’Occident chrétien. C’est l’instinct de départ que je veux dire » 26. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, s’il tira un livret de cette nouvelle27. Comme le souligne Jean Boissel, Gobineau est un de ceux qui ont révélé l’Orient à une Europe qui l’ignorait et montré le chemin d’une spiritualité asiatique, découverte après lui par Tolstoï, Romain Rolland, Claudel, René Guénon et d’autres28.
Enfin citons les mots de l’orientaliste Vladimir Minorsky dont l’article clôt l’ensemble d’Europe qui conclut ainsi sur l’œuvre de Gobineau orientaliste : « si jamais il a été donné à de rares Européens d’approcher l’âme de l’Orient, il est certes de leur nombre » 29.
Au terme de ce parcours, les diverses clés de lecture proposées ont-elles permis de rendre compte de la singularité du numéro consacré à Gobineau dans l’histoire de la revue Europe ? Étant donné la rareté des documents et des témoignages, il est difficile de répondre à la question qui aujourd’hui nous paraît cruciale de la réception des théories de Gobineau. Empruntons à Romain Rolland ces lignes, écrites dix ans plus tard, le 5 avril 1933, pour dénoncer l’antisémitisme du régime hitlérien : « L’Hitlérisme se révèle, aux yeux du monde, l’usurpation du pouvoir sur le grand peuple allemand par de sauvages illettrés, ou de ratés rancuniers, comme Goebbels, dont le faible et violent cerveau a été tourné par les paradoxes à la Gobineau, mal digérés, sur l’Inégalité des Races humaines [...] »30. Ces lignes disent bien qu’aux yeux d’un contemporain la référence à Gobineau avait radicalement changé depuis le début des années vingt.
Nicole Racine
Notes
1. Je reprends dans ce texte une part des analyses parues dans mon étude sur la revue Europe dans Entre Locarno et Vichy. Les relations culturelles franco-allemandes dans les années trente, sous la direction de Hans Manfred Bock, Reinhart Meyer-Kalkus et Michel Trebitsch, Paris, Éditions du CNRS, 1993, p. 631-651, ainsi que celles consacrées au numéro sur Gobineau dans la revue franco-allemande Lendemains, Berlin, 86-87, 1997, p. 110-120.
2. Gobineau, œuvres. Édition publiée sous la direction de Jean Gaulmier, Paris, Gallimard, 3 volumes, 1983-1987 (Bibliothèque de la Pléiade). Cette édition est une référence indispensable à toute recherche sur Gobineau. Citons particulièrement dans œuvres I, Jean Gaulmier, " Introduction ", p. IX-LX, ainsi que la chronologie et la bibliographie qui suivent, Jean Boissel, " Notice sur l’Essai sur l’inégalité des races humaines ", p. 1216-1278. Voir aussi Jean Gaulmier, Spectre de Gobineau, Paris, Pauvert, 1965.
3. Jean Boissel, Gobineau, l’Orient et l’Iran, Paris, Klincksieck, 1973. " En marge du cinquantenaire de Gobineau ", Revue de Littérature comparée, 53 _ 1979, p. 389-401. Gobineau. Biographie. Mythes et réalité, Paris, Berg international, 1993.
4. Janine Buenzod, La formation de la pensée de Gobineau et l’ Essai sur l’inégalité des races humaines, Paris, Nizet, 1967.
5. Jean Gaulmier, " Introduction " à Gobineau, œuvres I, op. cit., p. XXV.
6. Jean Boissel, " Notice sur l’Essai sur l’inégalité des races humaines ", in Gobineau, œuvres I, op. cit., p. 1264.
7. Paul Colin se plaint dans sa correspondance du peu d’aide qu’il a reçu de René Arcos dans la préparation du numéro. Grâce à l’amitié de Michel Drouin qui m’a communiqué la reproduction de lettres de René Arcos, je peux faire état d’au moins une démarche de René Arcos auprès d’André Suarès : " Romain Rolland pense, et moi aussi, que vous êtes désigné pour nous faire un portrait lyrique de l’auteur des Nouvelles Asiatiques " (lettre de René Arcos à André Suarès, 20 juin 1923).
8. Pierre-André Taguieff, La Couleur et le sang. Doctrines racistes à la française, Éditions Mille et une nuits, 1998.
9. Michel Lémonon, " À propos de la diffusion du gobinisme en Allemagne ", Études gobiniennes, 1967, p. 261-267.
10. Jean Boissel, " En marge du cinquantenaire de Gobineau ", Revue de Littérature comparée, 3, 1979.
11. Jean Boissel souligne le fiasco relatif de cette commémoration, prévue pour 1932, mais qui ne put avoir lieu que le 17 février 1933, et " l’ambiguïté polie " de l’hommage du gouvernement et de l’Université, au lendemain de l’avènement de Hitler (art. cité).
12. Kasimir Edschmid, " Gobineau et la Renaissance ", Europe, n° 9, 1er octobre 1923, p. 82. " Son livre sur les races, qui lui valut l’admiration de Richard Wagner, est devenu un de ces documents sur lesquels s’appuie la sottise des nôtres. Et ce bon Français, à l’esprit froid mais clair, se reconnaîtrait aussi peu dans l’antisémite enragé sous les traits duquel tous les MM. Hitler d’Allemagne, _ qui se proclament ses disciples _ ont l’audace de le représenter, que dans le portrait qu’il a dressé de Savonarole. "
13. Comte de Gobineau, " Ce qui est arrivé à la France en 1870 (Fragments inédits) ", Europe, n° 9, 1er octobre 1923, p. 5-26.
" Ce qui est arrivé à la France en 1870 " a été publié par Schemann à Strasbourg en 1918 ; une édition critique en a été donnée par A.-B. Duff dans les Études gobiniennes, 1970, avec une introduction de Jean Gaulmier, Paris, Klincksieck.
14. Comte de Gobineau, " Ce qui est arrivé à la France en 1870 ", Europe, n° 1, 15 février 1923, p. 75-87.
15. Paul Colin, id., p. 28.
16.. Paul Colin, id., p. 29.
17. Paul Colin, id., p. 31.
18. " Gobineau et le Gobinisme ", La Nouvelle Revue française, n° 245, 1er février 1934. Collaborent à ce numéro Robert Dreyfus, Bernard Faÿ, Abel Bonnard, Daniel Halévy, Jean Cocteau, Alain, Jean Prévost, Albert Thibaudet, Ernest Seillière, P. Masson-Oursel, Jean Louverné, H. de Keyserling, Élie Faure, Clément Serpeille de Gobineau, Warren C. Kincaid. Il n’existe pas d’analyse détaillée de ce numéro ; voir les commentaires de Jean Boissel dans sa " Notice à l’Essai sur l’inégalité des races humaines ", Gobineau, œuvres I, p. 1264-1265.
19. Clément Serpeille de Gobineau, " Le Gobinisme et la politique moderne ", La Nouvelle Revue française, id., p. 253.
20. Élie Faure, " Gobineau et le problème des races ", Europe, 1er octobre 1923. Ce texte constitue le premier chapitre (" Réflexions sur le gobinisme ") de l’ouvrage Les Trois gouttes de sang (Paris, Malfère, 1929) qui figure dans Élie Faure, œuvres complètes . Tome III . Essais. Correspondance, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1964. Élie Faure fait suivre son article d’Europe d’un autre article, paru dans La Grande Revue en 1926 et également reproduit dans les œuvres complètes.
21. Pierre-Louis Rey, " L’enivrante intuition de Gobineau ", Cahiers Élie Faure, 2, 1983, p. 223-232.
22. Romain Rolland, " Le conflit de deux générations. Tocqueville et Gobineau ", Europe, 1er octobre 1923, p. 79-80.
23. Jean-Richard Bloch, " Les itinéraires parallèles : Gobineau et Loti en Perse ", Europe, id., p. 99-115.
24. Pierre-Louis Rey, L’univers romanesque de Gobineau, Paris, Gallimard, 1981.
25. Jacques de Lacretelle, " Gobineau romancier : les Pléiades ", Europe, 1er octobre 1923, p. 94.
26. Jean-Richard Bloch, La Nuit kurde, Paris, Gallimard, 1925.
27. Sur une musique de Daniel Lazarus.
28. Jean Boissel, Gobineau, l’Orient et l’Iran, op. cit., p. 98, p. 396-399. Je renvoie aussi à Michel Trebitsch, " L’image de l’Orient chez les intellectuels français et allemands au lendemain de la première guerre mondiale ", in Étienne François, Reinhart Meyer-Kalkus (dir.), Deutsche-französischer Kulturtransfer 1790-1914, Leipziger Universitäts-Verlag (à paraître en 1998).
29. Vladimir Minorsky, " Gobineau et la Perse ", Europe, 1er octobre 1923 p. 125.
30. Romain Rolland, " Contre l’antisémitisme en Allemagne ", in Quinze ans de combat (1919-1934), Rieder, 1935, p. 201-202, cité par René Cheval, Romain Rolland, l’Allemagne et la guerre, Paris, Presses universitaires de France, 1963, p. 715. On aimerait évoquer les réflexions de Pierre-André Taguieff sur l’évolution sémantico-idéologique qui s’est produite au tournant des années trente dans l’acception du mot " race " (La Force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles, Paris, La Découverte, 646 p.).
ajouté le lundi 8 octobre 2007, par David V